Troubles invisibles, tantôt banalisés par la société ou longtemps assimilés à des troubles psychiques, ils sont aujourd’hui reconnut par l’Organisation Mondiale de la Santé et considérés depuis 1999 comme un problème de santé publique. En 2002 l’Education Nationale met en place un plan Langage. Ces troubles figurent au chapitre IV du guide barème : « déficience du langage et de la parole ».
Les troubles dys peuvent être définis comme des troubles spécifiques des apprentissages, sévères et durables, sans déficience sensorielle ou intellectuelle. Troubles développementaux, ils affectent aussi bien l’enfant que l’adulte.
Ces troubles neurobiologiques ont souvent une origine génétique ou résultent d’anomalies structurelles cérébrales. Les facteurs cognitifs ont également un rôle.
Il existe plusieurs formes de troubles dys :
Les troubles du langage :
La dyslexie phonologique : difficulté à associer une graphie à un son. Le déchiffrage sera lent. C’est la voie d’assemblage qui est déficiente.
La dyslexie de surface : le déchiffrage des mots sera bon mais la mémorisation de l’orthographe se fera peu ou mal, sans constitution du lexique orthographique. C’est la voie d’adressage qui est déficiente.
La dyslexie mixte : les deux formes de dyslexies précédentes seront combinées
La dysphasie : atteinte de la programmation des sons, c’est un trouble structurel et durable de la production langagière. On distingue les dysphasies de réception et d’expression.D’autres troubles
La dyspraxie : trouble de la motricité fine, de la programmation et de l’automatisation du geste. Différentes dyspraxies : gestuelle, constructive visuo-spatiale ou non, bucco-faciale.
La dysgraphie : trouble du graphisme
Les troubles mnésiques, des fonctions exécutives et du déficit attentionnel.
Les troubles dys peuvent être plus ou moins sévères selon les cas. Une prise en charge précoce est indispensable
II/ Les troubles dys et leurs
répercussions dans la vie quotidienne
Au delà des troubles que l’on peut diagnostiquer, rééduquer, prendre en charge à l’école notamment il est important de réaliser qu’une personne qui naît dys meurt dys et que par conséquent les troubles dont elle souffre ne s’arrête pas à l’âge adulte. Malgré le peu d’étude existante on estime à 5% en France le nombre d’adultes dys. ( source ANAE n°103 2009 ).
Le témoignage de 4 personnes adultes atteintes de ces troubles nous a permis de réaliser que
ce handicap a des retentissements dans la vie quotidienne: lenteur, fatigabilité, mésestime de soi, trouble du comportement, difficulté à produire, honte…
Dans la société occidentale qui est la notre, ou les techniques de l’information et de la communication tiennent une place importante les problèmes liés à la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul handicapent les personnes.
Comment en effet se débrouiller seul dans "la paperasse administrative", accéder à la culture, gérer un budget, obtenir son permis de conduire, mener à bien une recherche d’emploi, accéder à la formation continue, aider son enfant dans sa scolarité.
III/ Des moyens de compensation
existent